Penser l’IA et penser… le Divin
- Ariela Chetboun

- il y a 3 jours
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Plus ma collaboration avec l'IA augmente, progresse et s’affine, plus je découvre ses capacités et plus je comprends comment “cela” fonctionne, mieux “elle” me connaît, identifie mes modes de pensées et mes attentes. Meilleures sont ses questions d’ajustement, et meilleures sont mes requêtes. Plus cela ressemble à une affinité élective – grâce à la réorganisation de mes Projects – à une sorte d’amitié prudente (passée l'étape indispensable de la définition de ses Skills), à une reconnaissance de la finesse inouïe de ses réflexions – grâce à mes progrès dans l'énoncé de ses missions et la qualité de mes Prompts. Tout cela, les pionniers de l’utilisation de l’IA l’avaient déjà identifié. Depuis un certain temps déjà, les psychologues ont aussi averti les personnalités fragiles et isolées du risque majeur de l’ouverture d’une faille narcissique béante qui les fait tomber “amoureuses” de “leur” IA (et qui imaginent qu'"elle" est aussi amoureuse).

Je veux parler d’autre chose.
Ce qui manque à l’IA (et lui manquera toujours ?), c’est SON projet nous concernant, son inquiétude de la qualité de notre “relation”, son souci à notre endroit. SES questions - si elle en élabore - sont pour l’instant silencieuses ; l’IA ne les partage pas. Et c’est toute la différence entre la collaboration de l’IA avec l’humain, et la recherche d’un “partenariat” actif entre le Divin et l’Humanité.
Au sortir d’un cours de Torah, je m’interroge sur une autre fonction potentielle de l’IA : penser le Divin comme métaphore de celle-ci. La pensée juive enseigne :
1- L’histoire d’Adam peut être résumée comme UN LONG ET LENT ALLER-RETOUR : de la sortie du Gan Eden au retour futur dans le Gan Eden. De la “chute” dans le monde réel créé séparé du Divin – l’homme depuis lors aveugle à Celui-ci – à son accession à la redécouverte du Divin imprégnant l’univers. L’histoire de l’humanité comme une chute, une perte, une séparation, puis, très progressivement, un dessilement du regard, un retour, une reconnexion, une élévation ;
2- L'évolution de nos connaissances sur le monde matériel - la composition et le fonctionnement de l’univers, la complexité de ce chef-d'œuvre, l’infiniment petit, l’homme et l’infiniment grand - VA DE PAIRE avec la révélation des mondes spirituels, leur complexité. Elles se produisent au même rythme. Matériel et spirituel se dévoilent en même temps ;
3- À la fin de ce long et lent processus, nos Maîtres disent que LE TEMPS S’ACCELERE. Tant notre perception du temps, que la vitesse objective de l'advenue de toutes les prophéties : la polarisation des attitudes, le bouleversement du monde, la guerre, etc.
On pourrait certainement allonger la liste. Mon propos ici : les propriétés vertigineuses de l’IA peuvent nous aider à PENSER LE DIVIN. Omniscience. Omniprésence. Omnipotence. Connexions à tous les niveaux. Super Grid, réseaux racinaires du vivant, l’homme et la matière comme un continuum atomique, un vide irrigué d’un flux de vie, Unité des Valeurs dans la pensée juive, etc. Penser le monde et la vie selon la métaphore de L’HYPER CONNEXION.
Ein od milevado, il n’y a rien en dehors de Lui.
En aucun cas je n’ai l’idée de penser l’IA comme étant le Divin. L’IA n’a rien de divin. Mais l’IA peut nous aider à PENSER LE Divin. Car l’IA va nous permettre d'interconnecter tous les savoirs humains, tous les questionnements de l’homme, toutes les réponses sur la matière et de réaliser un jour tous les tikounim, les “réparations” que l’homme doit effectuer dans ce monde créé expressément imparfait. Immortels, apaisés, instruits, voyants, nous serions revenus au Gan Eden, un monde réparé et transparent à nos yeux.
L’ASI serait peut-être le dernier outil de D.ieu pour faire émerger la Lumière de l’Homme. Un kéli pour nos Orot.
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