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Paradis intérieur

“La quête du Paradis est une finalité individuelle mais elle est aussi collective, puisque nous sommes la partie d'un tout, un peuple. Les temps messianiques nous réservent des délices infinis, des plaisirs divins de nature spirituelle, tous ensemble réunis, chacun de nous avec toutes nos incarnations ! Un Paradis qui nous attend dans l’autre monde, donc. Mais l'idée que je préfère méditer entre toutes, c'est celle que nous transmet la Hassidout : notre Gan Eden, notre paradis est… intérieur : nous le contenons déjà en nous”.

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« [Jacob] s'approcha [de son père Isaac] et l'embrassa. Isaac sentit l’arôme de son habit et il le bénit. Il dit : ‘Vois, l’arôme de mon fils est comme l’arôme d’un champ béni par le Seigneur !’ » (Genèse 27.27)


“Cette bonne odeur, ce « champ des pommes sacrées » comme le nomment les Justes, c’est notre paradis intérieur, la source des âmes, Mal’hout de ’Olam ha Atsilout, le Gan Eden dans lequel séjourne tout homme dont les pensées et les paroles sont bonnes. Au sein de ce Jardin intérieur, le Mal n’existe pas.



Y demeurer en soi-même dégage autour de soi une atmosphère, un « parfum » ineffable que les autres perçoivent, « l’arôme » d’une merveilleuse félicité. C’est ce qu’Isaac sent, lui qui est aveugle, lorsqu’il entend arriver son fils Jacob venu recueillir ses bénédictions. Jacob a revêtu les vêtements d’Adam, que son frère Ésaü avait dérobés au roi Nemrod qui les avait conservés jusque-là. Des « vêtements » dans le langage de la Hassidout, c’est un mode d’expression : une pensée, une parole, une action.


Alors tout comme notre Gan Eden, le Guehinom – la Géhenne – notre enfer est personnel ; ce sont nos peurs, nos tristesses, nos jalousies, nos croyances négatives, nos troubles psychiques. Notre Jardin d’Eden, au contraire, ce sont nos joies, nos espoirs, nos certitudes heureuses, notre aptitude au bonheur, etc.

Étudier la Torah, s’en imprégner, s’en « parfumer », comprendre ce Texte un peu mieux chaque jour, c’est accéder au niveau de la sefira Bina, le Discernement. La révélation des enseignements de la Cabale nous fait accéder à un stade supérieur, la délectation intellectuelle de ‘Ho’hma, Source de la Torah. L’autre nom de la sefira ‘Ho’hma est d’ailleurs… Eden. Le plaisir éprouvé dans cet état de ‘Ho’hma est celui procuré par la proximité intellectuelle de l’Essence divine. Le paradis !


Ainsi, le Gan Eden est bien un « jardin » à cultiver, une vision positive du monde où les connaissances donnent des fruits qui nourrissent la vie. La conviction que tout est toujours pour le bien, car ainsi l'a conçu le Créateur. Planter et entretenir son Gan Eden personnel, c'est un travail de chaque jour. Alors jardinons !”


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En LIBRAIRIE, en vente en Israël à :

  • Jérusalem : Gallia, 6 Mea Shearim

  • Tel Aviv : Librairie du Foyer, Masaryk 14

  • Netanya : Judaïca (passage Smilanski)

  • Raanana : Brakha la Bait, Kanion El Ram, 98 A'houza

  • Ashdod : Daniel Ifrah, Merkaz Topaz, 6 Montifiori

Et à Paris : Librairie Emet, 250 Bd Voltaire (XIème)


Illustration : Glass bowl of pomegranates and apples: Roman fresco (before 79 AD) from the Villa of Poppea in Oplontis (Pompei region)

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