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La descente en exil

"Entre les mains de Joseph, face au pouvoir absolu qu’il détient sur leur existence, ses frères sont déstabilisés, abandonnent toute résistance, comprennent qu’ils n’ont plus qu’à s’en remettre au destin… et se livrent : ils parlent. Parler, exprimer, c’est le début de la réparation. Comment les tribus d’Israël auraient-elles pu en effet entrer en Égypte – descendre en exil – et en ressortir un jour, avec le poids de leur faute non expurgée ? La faute la plus grave d’entre toutes, qui plus est : le manque de pitié, l’absence de miséricorde, de ‘hessed c’est-à-dire ce qui caractérise le peuple juif dans son essence, ce qui le fait ressembler à D.ieu. Yossef leur révèle qu’ils ont bien accompli le Plan divin en l’envoyant en Égypte, mais les frères réalisent qu’ils ont agi dans le sens des choses… de la pire façon".

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"C’est Yehuda qui permet le retour sur la faute. Yehuda est l’expression de ses frères : il s’engage à ramener Benjamin à leur père.


La Cabale nous enseigne que si Yossef avait – dans la parasha précédente – introduit sa coupe dans les affaires de Benjamin pour que ses frères la découvrent, c’était afin que Benjamin devienne symboliquement la "coupe" (le réceptacle, le keli) de l’influence de Yossef sur ses frères.


Yossef est Yessod : il est une force d’influence très profonde qui provient du monde de l’Émanation (Olam ha Atsilout), la source la plus élevée. Mais il ne peut rien transmettre directement à ses frères si ceux-ci ne sont pas réceptifs, s’ils ne sont pas… des "réceptacles", s’ils ne sont pas en mesure de recevoir son influence. Et ils ne le peuvent pas car leur source est élevée mais elle est inférieure à celle de Yossef.


Benjamin est au niveau de ses frères, il est Yessod comme Yossef, mais un Yessod katan, un petit Yessod. Il est Yessod de l’intellect du monde de Brya. Yossef peut alors diriger sur eux la lumière d’Atsilout, par l’intermédiaire de Binyamin. En plaçant "le réceptacle" dans les affaires de Binyamin, Yossef lui transmet alors son influence. Yehuda sera ce מקבל, mekabel, celui qui reçoit. Yossef a pu ainsi réaliser la jonction avec Yehuda grâce à la coupe remise à Benjamin.


Yehuda, c’est "l’éveil d’en bas", ce qui donne la force de se relever et de s’engager, au sens propre comme au sens symbolique. Les Textes disent que lorsque Yehuda s’est "éveillé", toute l’Égypte a tremblé ! Yehuda peut apporter la Délivrance car il incarne la Mal’hout, cette force qui fait advenir les choses dans leur réalité.


ויגש אליו יהודה

Yehuda s’approche. C’est Yehuda qui nous a transmis la force de nous lever contre la fatalité de l’exil, de chaque exil qu’a connu le peuple juif. En leur transmettant sa coupe, donc, Yossef permet à ses frères de recevoir son influence. Ils doivent en effet accepter d’être "nourris" par lui. Nourris matériellement (accepter le blé qu’il leur offre), et nourris spirituellement (d’une spiritualité renouvelée et extraordinairement plus élevée). S’ils étaient entrés en Égypte avec les seules lumières du monde de Brya, ils n’auraient jamais pu en ressortir. Entrés désormais libres en Égypte, "équipés" de la puissante spiritualité du monde d’Atsilout, ils pourront – et nous avec eux – ressortir libres d’exil.


Depuis que Yehuda prononce les mots bi adoni, le Daat s’unit au Yessod. L’union de Yossef/Yessod et de Yehuda/Mal’hout fait advenir le futur. Il y a fallu également le Daat apporté par Yaacov depuis son combat avec l’ange. Ainsi Yaacov, et à travers lui, la She’hina, la Présence divine, peut descendre en exil avec les tribus d’Israël.


Sur un autre plan, on peut expliquer aussi que Joseph incarne le plaisir, notamment le plaisir de l’étude de la Torah, une action qui se dirige du haut vers le bas, comme une bra’ha. Tandis que Yehuda incarne l’humilité et la soumission à D.ieu. Son acte de prédilection est la prière, une action qui se dirige du bas vers le haut. La prière "s’envole" et quitte ce monde d’une certaine manière, alors que l’étude aide à incarner les valeurs du Ciel ici-bas. Travailler ensemble plaisir et humilité, c’est faire fusionner en soi ces deux mondes d’en haut et d’en bas.


Jacob et sa famille partent s’installer dans les pâturages du pays de Goshen en Égypte. Loin des villes pour faire paître leurs moutons – une bête sacrée pour les Égyptiens – un endroit paisible pour y monter des maisons d’études de la Loi juive.


Pourquoi le Plan divin était-il de faire passer Yaacov et ses fils par l’Égypte, les tribus d’Israël par l’exil ? Parce que, lorsqu’Abraham avait contracté l’alliance avec D.ieu "sur les morceaux" (parasha Le’h Le’ha Genèse 15, 1-21), Hachem avait proposé à Abraham de choisir le mode de réparation des fautes. Abraham avait alors choisi, plutôt que la Géhenne (l'Enfer), le tikoun, la réparation, de vie en vie. Abraham avait décidé avec D.ieu que Yossef devait donc descendre en Égypte pour renforcer le corps des Juifs, pour être capables de supporter les 600.000 âmes originelles (même si seulement 1/5ème ou un 1/50ème des Hébreux est effectivement sorti d’Égypte).


Ainsi le destin du peuple juif passait nécessairement par la réparation de l’exil au niveau collectif : toute fin est implantée dans le commencement, et tout commencement dans la fin".


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