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La confrontation ultime

"Mais quelle est donc cette terre qui peut faire trembler des géants comme les princes des tribus d’Israël ? Car ils ont dit à leur retour d’exploration que c’est une terre qui 'mange' celui qui l’habite. La Torah rapporte qu’ils ont craint la grande taille et la puissance de la population locale et leurs villes fortifiées. Ce qu’ajoute la tradition mystique, c’est que cette terre a la particularité unique de nous confronter à nous-même, à notre nature profonde".

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"En effet, cette terre n’est pas facile à vivre. On le comprend par le nom Canaan : כְּנַעַן antiquement lié à la racine קנה qui signifie 'acquérir, prendre possession, acheter' (les commentateurs de la Torah qui se transmet ché bé alpé, de manière orale, ne se préoccupaient parfois que du son des mots et pas de leur graphie. Ici un caf et un kouf ont la même sonorité, ce qui permet une analogie bonne à penser). Cette terre doit s’acquérir, autrement dit, il faut y mettre le prix.


Pourquoi une terre qui 'mange' celui qui l’habite ? La Guemara dit que pour que les Explorateurs passent inaperçus et ne soient pas attaqués, D.ieu a suscité sur leur passage de nombreux décès parmi les Cananéens. Occupés aux funérailles, ceux-ci ne se sont pas préoccupés de ces illustres voyageurs…


En réalité, cette terre est absolument liée à la trivialité des choses, à la matérialité, à l’âme animale. Vivre en Erets, c’est éveiller notre âme animale, notre inconscient. C’est y être en permanence confronté, à notre insu, dans un combat interne qui nous fait ressentir et exprimer les émotions et les réactions les plus primaires. Cette terre est âpre et nous le devenons à son contact.


'Savlanout ! Patience !', voilà le premier mot que les Israéliens d’aujourd’hui vous apprennent face à la dureté des épreuves de toutes sortes, petites et grandes, qui émaillent le quotidien. Savlanout סבלנות, de la racine סבל : 'fardeau, charge' qui donne les termes de 'souffrance', 'endurance', 'tolérance'. Ici le quotidien est trivial et la courtoisie inexistante, mais les immenses élans de générosité collective dans les moments graves y sont extraordinaires.


A l’inverse, on n’y trouvera pas les travers des pays d’exil – posture de victime et culture de l'assistanat, hypocrisie, obséquiosité, snobisme, morgue et mépris, violence gratuite, pure méchanceté... Alors pourquoi les Nations souhaitent-elles s’approprier cette terre? Parce que justement elle permet l’introspection, grâce à cette force qui fait s’exprimer le caractère, la personnalité véritable de chacun.


C’est aussi face à cette Terre que notre être divin peut se révéler dans sa réalité existentielle. Et c’est pourquoi il est possible d’aimer éperdument cette Terre : parce qu’elle nous confronte à nos vérités intimes et révèle nos forces cachées, nos ressources pour guérir de nos blessures de l’âme, panser nos plaies, corriger nos travers, réparer nos inconduites, laver nos échecs, nous faire devenir complètement nous-même et grandir enfin pour atteindre notre dimension pleine et entière, nous révéler à nous-même, à nos proches et au monde, tels que nous devons être".


Illustration : Faith as a Mustard Seed by Aaron Spong


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- Ashdod : Daniel Ifrah, Merkaz Topaz, 6 Montifiori


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