top of page
Rechercher

Manger pour nourrir le corps, l'esprit et l'âme

Dans la tradition hassidique, cette parasha est résumée dans l’expression coa’h ha a’hila (כח האכילה), la force de « manger », qui signifie « intégrer en moi quelque chose qui vient de l’extérieur et m’en nourrir, physiquement et métaphysiquement ». La Cabale dit en substance : « Fais entrer le makif, ce qui t’environne, l’inconscient, les forces cachées de l’âme, dans le pnimi, l’intériorité des choses ». La nourriture est dans les makifim. Mais il faut choisir ce que l’on intègre car le makif agit sur nous, à notre insu. C’est d’ailleurs pur exercice de notre liberté que de sélectionner ce que l’on ingère, de distinguer parmi la totalité des nourritures disponibles ce qui nourrira notre corps, notre esprit et notre âme, puisque ce sont bien ces trois niveaux qui sont concernés par l’alimentation.

UNE ANNEE AVEC LA CABALE (extrait) Secrets de la Torah et des Fêtes Juives Livre 1/6 Genèse Berechit


Découvrir ici


LIRE LA SUITE – Vayera 2/3

En préférant certains aliments, on élit également la « source » de cet aliment, le monde divin auquel il se rattache. Et on choisit donc ce à quoi nous voulons ressembler, d’être nourri par ce qui nous est adapté, physiquement, intellectuellement et spirituellement.

Car il est dit que la nourriture vient du monde du Tohou ; les aliments sont en quelque sorte les « débris » des réceptacles du monde du Tohou, un monde divin bien plus élevé que le monde dans lequel nous vivons, Olam ha Assya, le monde de l’Action. L’être juif quant à lui doit aller chercher sa nourriture dans le monde d’Atsilout, s’il veut maintenir son intégrité spirituelle et atteindre son niveau maximum d’énergie vitale.


La progression depuis le début de la Torah est extraordinaire :


1. Berechit, apparition de la conscience humaine individuelle ;


2. Noa’h, pacification des pulsions de l’ego et structuration de la psyché ;


3. Le’h Le’ha, tu es « construit », désormais tu peux quitter la matrice dont tu es issu, prendre de la distance avec les conditionnements familiaux et culturels, affiner ta personnalité, t’inventer et aller vers ton destin, vers les autres ;


4. Vayera, élève-toi désormais par ce que tu reçois de l’extérieur, ta « nourriture », les enseignements que tu reçois et que tu donnes.


Toutes les publications d’Ariela Chetboun ici


Illustration : Maria Vos (Dutch, 1824-1906) Still life with glass, green bottle and pears

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page