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Signes, présages... synchronicités

Aujourd'hui on appelle ça des "synchronicités". A d'autres époques, on appelait cela des "signes du Ciel" ou des "présages". Voilà ce que notre culture juive autorise à prélever dans notre environnement comme signes concernant notre vie... Personnellement, j'en retire que je n'ai pas toujours été attentive mais que je le suis de plus en plus. Les quelques fois dans ma vie où j'ai dû "obtenir les choses à la force du poignet" ou "me battre pour les avoir" ou que j'ai "un peu forcé le destin"... les choses se sont au final avérées au pire mauvaises, au mieux inutiles mais coûteuses en temps.

C'est toute une attitude dans l'existence que de décider de s'en remettre à la Providence, et de considérer que tout ce qui arrivera sera forcément pour le Bien. Lâcher prise dit-on aujourd'hui, "lizrom" dit-on en hébreu, "laisser couler", et arrêter de 'vouloir' pour de mauvaises raisons. Trouver la bonne méthode : entre vouloir pour soi (et pas à la place des autres) avec la bonne intention, tout faire pour que le Ciel n'ait plus qu'à nous aider un petit peu (sinon rien n'arrive !... 'aide-toi et le Ciel T'aidera' est la bonne formule), mais ne pas forcer les choses quand elles ne se passent pas bien immédiatement. Voilà ce qu'en dit le Meam Loez. Bonne lecture !


Toutes les publications d’Ariela Chetboun ici


Meam Loez Genèse 3 'Haye Sarah 2, 24:54 p.79 :

"La Tora dit : "Il fit reposer les chameaux hors de la ville, près de la fontaine ; à l'heure du soir, au moment où les femmes viennent puiser de l'eau" (24:11) Ce verset semble redondant, pourtant il nous apporte un enseignement précieux.


En général, il est interdit de chercher des signes ou des présages, comme la Tora le dit : "Ne vous livrez pas à la divination ni aux présages" (Lévitique 19:26). Cependant, l'histoire d'Eliézer nous apprend qu'il est permis de chercher d'autres sortes de présages.


Si un individu pense se marier, il se rendra le soir au puits de la ville lorsque les femmes viennent y puiser de l'eau et il écoutera leur conversation. Si cette dernière est favorable, il peut l'interpréter comme un bon présage (Yefé Toar p.357).


Si on entend une femmes dans un champ ou un homme dans une ville dire "non" deux fois, on comprendra que le projet que l'on va réaliser risque d'échouer. Par contre, s'ils disent "oui, oui", c'est un bon présage (Taanith p.32)(…)


Le Talmud affirme que lorsque Rav désirait voyager, s'il rencontrait immédiatement un homme prêt à lui faire traverser la rivière, il poursuivait sa route. S'il devait chercher un passeur, il renonçait, interprétant ce signe du ciel comme un avertissement. Samuel ouvrait au hasard une Bible et suivant le contenu de la page, il voyait s'il devait partir ou non ('Houlin)(…)


Le Talmud rapporte l'histoire de deux marchands qui préparaient un voyage d'affaires. L'un d'eux s'enfonça une épine dans le pied et se trouva dans l'incapacité de partir. Il se plaignit amèrement, demandant à D-ieu pourquoi il avait perdu une si belle occasion. Quelques jours plus tard, il reçut un message lui annonçant que le bateau sur lequel il devait s'embarquer avait coulé corps et biens. Pas un seul passager n'avait échappé à la catastrophe. Il regretta ses paroles et dit : "Le ciel m'a averti de ne point voyager. L'épine dans mon pied était en fait une immense faveur" (Niddah chapitre 3).


Rabbi Eléazar devait satisfaire un besoin naturel et s'apprêtait à pénétrer dans des toilettes publiques, quand un Grec le poussa et prit sa place. Rabbi Eléazar pensa : "ceci n'est pas sans raison. Parmi tous ces lieux d'aisances, pourquoi a-t-il choisi précisément celui-ci ?". Il attendit de voir la suite. Soudain, il entendit un cri terrifiant. Un officier survint et ouvrit la porte du lieu d'aisance. Le Grec gisait inerte, il venait d'être piqué par un serpent venimeux. Rabbi Eléazar loua l'Eternel pour ce miracle (Yerouchalmi Chabbat 6:9)(…)


Ces récits permettent de comprendre que l'utilisation de certains présages est autorisée. Ainsi Eliézer se tint près de la fontaine pour écouter les femmes de la ville parler entre elles. Il sut ainsi comment agir".


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Illustration : Goxwa Borg

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