« On ne répond pas à un drame par des cris »
- Ariela Chetboun

- il y a 3 jours
- 2 min de lecture
E. Macron (10 juin) - Bien sûr que si la douleur fait hurler ! La souffrance psychique et la douleur physique font crier. C’est humain. Ce que E. Macron ne peut vraisemblablement pas ressentir tant il nous apparaît, depuis toutes ces années, dénué d’empathie, insensible, nuisible et irresponsable sous son masque faussement charmeur. Cela doit vous rappeler un profil psychologique très précis… Et la douleur est plus grande encore quand on ne peut pas l’exprimer. Car c’est un vœu de censure que le Président français exprime là : ne pas entendre les cris de douleur que les Français éprouvent.

Ce nouvel épisode de la vie politique dans l’Hexagone me rappelle quelque chose...
Parmi les atrocités commises sur les Hébreux du temps de leur esclavage en Égypte, il y en avait une qui a quelque rapport avec les horreurs que les Français viennent de découvrir : un gigantesque massacre d’enfants. Pharaon avait en effet institué que l’on tue dès leur naissance tous les bébés mâles des Bnéi Israël. Alors, afin de dissimuler du mieux qu’elles le pouvaient les naissances, les femmes accouchèrent en réprimant leurs cris. À la peur de se voir privées de leur nouveau-né et aux terribles douleurs de l’enfantement s’ajouta l’épreuve de devoir accoucher en silence.
Cette peine supplémentaire infligée aux Hébreux – ne pas pouvoir exprimer la douleur – a aussi été châtiée lors des Dix Plaies qui ont, quelques temps après, frappé l’Égypte. Selon le principe de la parfaite proportionnalité de la punition divine - mida kenegued mida, « mesure pour mesure » – le Créateur confronta les Égyptiens à une invasion massive de grenouilles coassantes, envahissant chaque espace du domaine de Pharaon.
Le Meam Loez rapporte que cette Plaie avait très précisément pour fonction de punir le peuple d’Égypte qui avait forcé les Hébreux à attraper à mains nues grenouilles et serpents. Mais en plus d’être affreusement envahissantes, les grenouilles faisaient un bruit incessant monstrueux. Les Midrashim racontent que c’était en punition d’avoir fait taire la voix de la prière et de l’étude des Hébreux, trop accaparés par les corvées obligatoires… mais aussi pour les cris de lamentation qu’ils poussaient quand leurs nourrissons étaient jetés dans le Nil et pour la détresse que les femmes hébreues NE POUVAIENT PAS EXPRIMER. Ces cris revinrent alors sur l’Égypte.
Ce président vous aura fait « avaler beaucoup de couleuvres », à défaut de vous en avoir fait attraper à mains nues. Quelles seront les « mesures » qui seront prises contre ceux qui ont fait crier les parents de cette multitude de petits garçons et de petites filles français dont l’enfance a été massacrée ? Et pour ne pas les autoriser à crier ?...
Toutes les publications d'Ariela Chetboun



Commentaires