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"Mon" ménage de Pessah !

C’est fou ce qu’on peut accumuler dans une table de nuit en un an, ou dans le vide-poche de l’entrée, ou encore dans l’armoire à pharmacie, combien de produits périmés… Des cadavres de mouches dans les rainures des moustiquaires, des pinces à kipa dans les piles de chaussettes, des batteries usagées dans les serviettes de bain, des papiers de bonbon dans les poches de costume. Non mais, franchement !... Une tornade blanche ! Depuis dimanche j’ai commencé « mon » ménage de Pessah. A vrai dire, j’ai même commencé la semaine d’avant, en établissant mon plan d’action très secret - il n’y a que moi qui sache ce qui m’attend pour les semaines à venir… Tout ce que j’avais à l’esprit à faire avant Pessah pour me sentir bien dans ma tête, pour me considérer « quitte ».

J’ai des listes dans tous les sens. Je suis folle de mon ménage et cette année, j’ai décidé que je ne culpabiliserai pas de cette folie très saine, somme toute, et que je la revendiquerai ! J’adore nettoyer, ranger et réaménager toute ma maison pour Pessah. Cela me donne un sentiment… d’honnêteté, de devoir accompli, de compteur remis à zéro ; l’impression – en revisitant tout mon espace domestique – que ma vie s’ordonne d’autant, que ma tête classe le pêle-mêle de mes idées et boucle les derniers dossiers de l’année. Je me réapproprie mon intérieur, dans toutes ses dimensions.


C’est mon ménage à moi et je le considère comme tel. Certes, j’embauche mon mari, le pauvre, pour trimballer ce que je n’arrive pas à soulever ou pour fixer de nouvelles étagères, mais c’est ma folie à moi. J’en ai même profité pour retourner le salon. Du sol au plafond, je monte des meubles, je démonte, je gratte, je frotte et répare, je jette, j’astique et me sépare. Je sais… le ‘hamets ne se niche pas en haut des placards et les poils de chien ne se mangent pas, mais… je profite de cette période très particulière pour nettoyer la maison de fond en comble. Elle sentira bon, ma maison, et je saurai où sont les choses…


Dans mon totalitarisme, je me demande même comment on peut vivre sans savoir ce que l’on possède, sans revisiter nos vrais besoins, en ignorant ce qu’il y a dans les boîtes, les tiroirs et les armoires. Très féminin, tout cela. La Bina dans toute sa splendeur, l’exagération du détail, le besoin de savoir et de tout maîtriser !


Nous sommes Jeudi 27 Adar et Pessah est dans deux semaines. J’ai terminé les chambres et les pièces d’eau. Demain, je préparerai Shabbat ; la semaine prochaine, je m’attaque aux placards de la cuisine, aux vitres et au dressing et la dernière semaine : courses et cuisine. Ça devrait le faire.


Les filles, bon courage, amusons-nous ! La maison, c’est nous !!!


Toutes les publications d’Ariela Chetboun ici


Illustration : Ivy and the Inky Butterfly: A Magical Tale to Color Paperback – Coloring Book

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