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Le Juif compte tout le temps

“Nos Sages sont dans l’exigence d’une absolue précision quant aux événements dont ils nous font le récit, que ceux-ci aient trait à la création du monde ou à la vie d’un être humain. C’est ce qui étonne sans doute le plus dans le rapport au temps dans la pensée juive : son extrême exactitude à relater des faits très éloignés dans le temps, au jour près, à l’heure près quelquefois. Il faut y voir deux raisons – une cause et un objectif. D’une part, la chaîne de transmission ne s’est jamais interrompue – le judaïsme étant basé sur l’idée même de la transmission. D’autre part, la nécessité d’être exact, pour être à l’image du Divin qui a conçu l’univers avec une précision parfaite. Nos Sages peuvent donc nous rapporter précisément des événements situés à des millénaires d’aujourd’hui aussi bien qu’ils peuvent, depuis toujours, établir le calendrier, notamment celui des fêtes et ce, jusqu’à la fin des temps (…)”.

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“Les Hébreux commencèrent à compter les années depuis la sortie d’Égypte. On compta les années depuis l'Exode pendant mille ans, jusqu'en 3448. Plus tard, on compta les années depuis la création d'Adam et l’on continua de le faire jusqu'après l'exil de Babylonie.


Le Juif compte tout le temps. Les durées en deçà de l’heure – les minutes, les secondes – sont calculées par le temps que l’on met à faire quelque chose, à parcourir une certaine distance ou à dire quelques mots (…).


Le Juif compte les heures depuis le lever du soleil, pour ne pas dépasser le moment où il faut avoir fait certaines prières. Par exemple, la première heure pour mettre les téfilines est le moment où il fait assez jour pour reconnaître à une distance de quatre coudées une personne qu’on connaît un peu. On peut les porter jusqu’à la fin de la journée.


Le Juif compte les jours qui le séparent de sa femme qui lui est interdite pendant qu’elle se remet de la mort symbolique d’une fécondation qui n’a pas eu lieu. Le Juif compte les semaines qui jalonnent une fête à l’autre, comme Pessah de Chavou’ot, car ces semaines sont très utiles au plan du développement personnel.

Il compte les mois car ceux-ci ne se ressemblent pas et il doit investir son temps, son argent et son énergie à honorer chaque événement que ce mois comporte. Le Juif compte les années, selon un calendrier luni-solaire qui lui est propre et ses jubilés tous les cinquante ans. Et il compte les millénaires qui le sépare des temps messianiques. Le Juif compte et il compte juste.


« Au début, on comptait les mois à partir de Tichri, mois où Adam fut créé, anniversaire de la naissance de l'humanité. Après l'Alliance entre les morceaux, les descendants d'Abraham commencèrent à compter les années à partir de cet événement : « première année après le Décret », « deuxième année après le Décret », etc. Bien que la réelle oppression n'eût pas débuté, la période de quatre cents ans d’asservissement des Hébreux commença avec la naissance d’Isaac [le fils d’Abraham]. Or voici qu'en Nissan, les Hébreux retrouvaient leur liberté ! D.ieu leur ordonna de compter désormais Nissan comme le premier mois de l'année, mois où toute l'humanité était rachetée puisque D.ieu avait choisi Jacob et ses descendants comme Son peuple » (Meam Loez).


À noter, l’année juive compte quatre nouvel an. En plus du 1er Tichri, Pessa’h est le Roch ha Chana des mala’him, le Nouvel An des anges, les porteurs des messages divins. On dit que D.ieu « change » d’anges à cette période de l’année.


La nature aussi a son Nouvel An, c’est Roch ha Chana la Ilan, le Nouvel An des arbres à Tou Bichvat, le 15 du mois de Chvat. On s’y réjouit de la remontée de sève à la fin de l’hiver et par extension, du renouveau de la Terre d’Israël. Enfin, le 1er Elloul est la date établie pour la dîme sur le bétail.


Avant d’aborder la question centrale de la qualité du temps, de ses propriétés intrinsèques – ce caractère unique du temps, si difficile à concevoir pour un esprit occidental, cette dimension consubstantielle du temps qui explique pourquoi le Juif le calcule aussi scrupuleusement, voici un petit rappel sur la façon dont le peuple juif compte les jours, les mois et les saisons (…)”.


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