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L'espace, le temps et l'identité

« Les Sages disent que si les Hébreux sont restés quarante ans dans le désert, c’était pour réaliser un travail de purification, afin d’éliminer toutes les forces d’impureté que le désert abritait, et ainsi «assainir» les alentours de ce qui deviendra par la suite les marches d’Eretz Israël. Nous apprenons en effet que le désert est un espace d’habitation pour les forces du Mal, les shin dalet. Seuls y vivent scorpions, serpents et autres prédateurs. Ces forces du Mal qui colonisaient le désert constituaient une menace pour ce qui deviendra plus tard les pourtours d’Eretz Israël ».

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« A propos du Mont Sinaï, rappelons-nous (Exode 19.18) : « Or le mont Sinaï était tout entier fumée ». Nous avions vu – parasha Yitro - que cette « fumée », ce עשן ‘achan peut se décomposer en trois aspects, selon l’acrostiche :

עולם olam, le monde = l’espace

שנה chana, l’année = le temps

נפש nefesh, le principe vital = l’âme, l’identité


Olam, chana, nefesh - L’espace, le temps et l’identité. Les trois notions se décomposent encore pour créer neuf concepts, dont voici quelques-uns développés ici.


Commençons avec l’espace, olam, le lieu, le makom. La terre connaît trois états possibles, trois formes de « l’âme du lieu » : מדבר שדה ישוב, midbar, sadé, yishouv - le désert, le champ et la cité. Pour la Cabale : âme animale, âme intellectuelle et âme divine. Décomposons cette notion avec nos Sages.


Midbar, le désert, nous avons vu que c’est un lieu déserté des hommes et occupé par les bêtes sauvages et les démons. Le nefesh ha midbar, l’âme du désert, c’est donc bien sûr l’âme animale, qu’il faut tenir à distance ou soumettre.


Yishouv, c’est le lieu qu’habitent les hommes, la Cité. Un espace sécurisé, où l’on peut, au-delà des besoins primaires satisfaits, développer une vie spirituelle. Le « Yishouv », c’est ainsi que l’on désigne tout particulièrement Jérusalem, la ville de D.ieu dévoilé. Comme D.ieu a choisi cette ville pour être Sa cité, elle devient la préoccupation du monde entier… Nefesh ha yishouv, l’âme de la cité, c’est bien sûr l’âme divine qui n’aspire qu’à s’élever vers D.ieu et revenir à sa source.


Sadé, le champ, enfin, est un espace intermédiaire entre le désert et la Cité. Un espace travaillé par les hommes mais où ils ne vivent pas. Nefesh ha sadé, l’âme du champ, c’est l’âme intellectuelle qui ne vit que pour s’entraîner, progresser, travailler à acquérir des connaissances. Les érudits précisent que ce « champ » est sadé tapou’him kadichin, le « verger des pommes saintes ». Dans « le visage des pommes saintes » de la Cabale, cela correspond aux pommettes. Et pour les treize attributs de Miséricorde, cela représente le émèt, la valeur de vérité. Un cabaliste reconnaîtra quelqu’un qui recherche la vérité à ses pommettes saillantes !...


Si l’on poursuit la déclinaison, midbar ha nefesh, le désert de l’âme, on comprendra que c’est l’homme sans structure intellectuelle. Il ne peut pas évoluer. C’est un Juif qui n’aurait aucune conscience de son âme juive… un vide existentiel, une vie sans but, sans vocation, qui ne sait pas s’employer… La Torah est justement donnée pour cet homme-là.


Midbar ha chana, le désert du temps… c’est précisément qu’il n’y en a pas. C’est l’immobilité éternelle. Un temps déserté de ses humains n’a pas de définition. Ce « désert du temps » représente tout le temps que nous perdons dans la vie, à ne pas faire ce que nous sommes censés faire – travailler, nous occuper de la maison et des enfants, dormir, même. Le désert du temps, c’est un temps efker, abandonné, un vide à remplir… avec quoi ? Avec de la Torah, un temps mort qu’il faudrait remplacer par un temps d’étude ».


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