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L'éveil d'en haut, l'éveil d'en bas

« Ce que la parasha Tazria dit en substance, c’est que si l’homme « influence » en premier, il donne naissance à une fille – c’est-à-dire qu’il fait passer la part féminine qu’il détient. Si c’est la femme qui « influence » en premier, elle donne naissance à un garçon – donc à la part masculine qui l’habite. Dans l’union entre les époux, « l’éveil d’en bas » provoque la naissance d’un garçon, un mashpya, c’est-à-dire une nature d’influenceur. Il faut pour cela susciter l’inspiration, dans un effort sur soi. A l’inverse, « l’éveil d’en haut » c’est-à-dire l’influx divin qui provient des makifim – les lumières qui nous entourent, autrement dit l’inconscient -, cet éveil d’en haut provoque la naissance d’une fille, par nature mekabel, l’essence de celui qui accueille. C’est une force que l’on reçoit et qui éveille, dit-on, le désir de servir D.ieu. Mekabel, la femme reçoit mais ne fait pas que « recevoir » passivement : elle exprime dans le même mouvement ».

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« C’est du fait de cet « éveil d’en haut » qu’une fille, une femme, a une intuition très forte, des perceptions et des expressions qui peuvent sembler sortir de la logique du monde. Les femmes ont une capacité à l’émerveillement que ne possèdent pas autant les hommes. Ainsi, les femmes (reliées à la Bina) sont en relation directe avec le Keter (qui est l’intériorité de la Bina). Le Keter « descend » vers la Bina, qui se dirige vers les sentiments. La connaissance est développée par la Bina, contrairement à la ‘Ho’hma qui est intelligence fulgurante, large, immédiate.


Mais la finalité du travail de la Bina, dans son centre intime qui est le Keter, c’est… de ne plus rien savoir et de fusionner avec le divin ! Il est dit que les 50 portes de la Connaissance (Noun Chaaréi Bina) conduisent aux 50 portes du Keter. Autrement dit : la finalité de la connaissance est de connaître sans plus rien « savoir » mais en ayant tout intégré. Cette orientation de l’âme et de l’esprit vise à se départir totalement du yesh, de l’ego, et de devenir un parfait keli, un réceptacle solide, construit, ouvert, prêt à recevoir toutes les influences des valeurs divines : capacité à recevoir les secrets de la Torah et humanité sublime…


Les femmes ont ainsi un Daat « léger », une conscience peut-être moins profonde que celle des hommes, et une capacité de concentration moindre, par le fait que le Keter brille pour elles ! L’évidence de l’intériorité des choses… à l’inverse, « l’éveil d’en bas », l’effort sur soi donnant naissance à un garçon, l’homme aura un Daat fort, qui le rattache à la réalité, dans la logique de l’enchaînement des causes, mais qui l’éloignera dans une certaine mesure de la vérité intuitive du divin…


Ainsi, ces aspects masculins et féminins de la femme et de l’homme sont à l’opposé de ce que l’imaginaire occidental conçoit habituellement. En effet, la gvoura que la femme possède et transmet, c’est la « ligne » du travail, l’aspect de la puissance, de la force et de l’activité. Quant à ce que possède et transmet l’homme, c’est son ‘hessed, l’influx généreux, cette exagération que rien n’arrête (sauf la gvoura qui met des limites en tout, justement). La femme qui recherche généralement un homme puissant et protecteur qui pourra la sécuriser, recherche en réalité la mère qui rassure et protège ! Et lorsque les rôles ne sont pas tenus au sein du couple, et que le déséquilibre est patent, les rôles peuvent s’inverser.


La femme est par définition mekabel ; elle est en position de recevoir, et l’homme dans celle de donner, d’influencer : il est mashpya dans son essence. La relation est possible car c’est la part féminine en l’homme qui s’avance vers la femme, autant que la part masculine de la femme qui lui permet d’entrer en contact avec lui. L’un contient l’autre et c’est là le miracle de la rencontre.


La Cabale explique que la nature profonde de l’homme est la quiétude, le repos, la contemplation, la recherche du plaisir. Il n’aspire qu’à… se reposer ! A l’inverse, la femme se réalise dans l’activité, voire l’hyperactivité ! Par nature, elle se situe dans le détail et la précision du « faire »et de « l’agir ». Son accomplissement est dans la réalisation ».


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