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Je vis dans un monde où...

Les corps revivent. Pas d'exultation, du moins pas sur cette plage, ce matin-là. Sérénité. Silence et calme. On se re-concentre sur soi, on apaise le bruit intérieur. Je regarde. Tous les hommes portent un prolongement d'eux-mêmes : ils pêchent avec une canne, arment leur fusil sous-marin, manient une pagaie de kayak ou de paddle. Les femmes n'ont rien dans la main. Elles marchent, courent, nagent ou méditent les pieds dans l'eau et le regard sur l'horizon. Il y a les très vieux, accompagnés d'une aide personnelle, un Philippin ou une Russe, qui se concentrent sur chaque pas qu'ils réussissent à faire dans le sable. Pas d'enfant à cette heure matinale, toutes les classes ayant réouvert, sans plus de restrictions.

Une dizaine de jeunes aussi, lourdement chargés, sac à dos, tapis de sol et sandales Shoresh en bandoulière, qui remontent vers le nord pour suivre le Shvil Israël qui passe par ici - 1000 km de randonnée du nord au sud du pays - la version gratuite et sioniste du "tour du monde" après l'armée des jeunes Israéliens (on marche et on loge chez l'habitant).



Ici, c'est le Netanya paisible, le côté nord aux longues plages vides, pour certaines sauvages, au pied de la falaise, où la lande à son sommet, balayée par le vent tiède, se couvre de griffes de sorcière et de ses pâles fleurs. Marcher ici, seule ou avec une amie, avant que la journée ne commence, c'est une bénédiction. Ah oui : premier presque-bain de la saison. Elle était délicieusement fraîche mais... baignable ! Bonne journée

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