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Hanouka : une victoire sur les ténèbres

“Hag ha Hanouka חג החנוכה la Fête des Lumières dure huit jours. Elle commence toujours le 25 du mois de Kislev. Un joli moyen pour s’en souvenir : « lumière » est le 25ème mot de la Torah : ‘D.ieu dit : que la lumière soit et la lumière fut’ (Genèse 1.3). La Cabale révèle d’autres merveilles de guematria, comme celle que voici : la valeur numérique de Hanouka חנוכה est 89. Le 25 Kislev, date de la fête, se trouve exactement 89 jours après la création du monde qui eut lieu le 25 Elloul et de la création de la lumière, date à partir de laquelle démarre le calcul du temps pour les Juifs ! À plus d’un titre Hanouka est la célébration du temps lui-même”.


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“Hanouka signifie « inauguration ». Sa racine חנכ a plusieurs sens : « inaugurer », « éduquer, élever ». Nous explorerons chacune de ces significations. Au premier niveau, cette fête commémore le miracle de la ré-inauguration du Temple, après qu’il ait été dévasté par les Séleucides et libéré par les Maccabées le 25 Kislev de l’année 3622. On ne le sait pas toujours mais « Maccabée » est un titre de gloire. Il désigne Yehouda le Fort, l’un des fils du Grand Prêtre Mattathias et chef de la révolte contre la politique d’hellénisation forcenée et l’occupation des Syriens. L’origine de ce mot est multiple ; nous n’en retiendrons qu’une seule qui est très évocatrice. Maccabée מכבה est un mot composé des initiales de quatre mots tiré d’un verset, Exode 15.11. qui illustre le combat de ces pieux guerriers contre l’envahisseur pour sauver la Torah et le peuple :

מִי כָמֹכָה בָּאֵלִם יְה

Mi Camo’ha Baelim Hachem

Qui est comme Toi parmi les puissants, Éternel


Quand les Maccabées gagnèrent cette guerre, reconquirent Jérusalem et voulurent rallumer la Menorah du Temple, ils ne trouvèrent qu’une petite cruche d’huile d’olive intacte portant le sceau du Grand Prêtre Yo’hanan pouvant attester que celle-ci était pure. Cette fiole unique ne suffirait que pour l’allumage d’un seul jour, alors que le rituel imposait que la Menorah soit allumée chaque jour. Par miracle, l’huile pure restante brûla huit jours, le temps nécessaire pour en fabriquer de nouveau. Ce miracle prouva au peuple que D.ieu l’avait de nouveau pris sous Sa protection. En souvenir de ces événements, nos Sages instituèrent une commémoration annuelle : allumer chaque jour pendant huit jours des lumières en l’honneur de ce qui s’appellerait dès lors Hanouka.


Comme il est interdit de reproduire les ustensiles du Temple, comme une Menorah à sept branches, la hanoukia à huit branches allumée de nos jours fait juste écho à la Menorah du Beit ha Mikdach, le Temple à Jérusalem et elles n’ont pas la même fonction.


À l’époque du Temple, le Service divin exigeait que la Menorah soit placée à l’intérieur du Temple ; elle était disposée à droite et allumée l’après-midi quand il faisait encore jour. Un cohen était chargé du nettoyage, de la préparation et de l’allumage quotidien de la Menorah מְּנוֹרָה. Elle comportait sept lampes, sept נרָ ner comme les sept jours de la Création. Selon certains commentateurs, ce nombre correspondait aux sept « luminaires » les plus proches de la terre : la Lune, Vénus, Mars, Mercure, Jupiter, Saturne et le Soleil.


D'autres Sages associent ce chiffre aux sept nations que Moïse devait anéantir : « (…) le Héthéen, le Ghirgachéen, l'Amorréen, le Cananéen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen, sept peuplades plus nombreuses et plus puissantes que toi ». Moïse travaillait à « éteindre les lumières » des princes célestes qui protégeaient les sept nations à conquérir pour entrer en Erets Canaan. Il fit donc une Menorah à sept branches pour le Michkan dans le désert.


Aujourd’hui notre hanoukia comporte huit nerot + une, le chamach, à partir duquel nous allumons les nerot Hanouka, sous forme de bougies ou, bien mieux, de mèches dans un bol d’huile d’olive pure. Ceux qui allument des bougies doivent s'assurer qu'elles ne sont pas collées entre elles car elles seraient sinon, considérées comme une seule. L’ordre de l’allumage des mèches est important. La première nuit, on allume la lampe de droite. La deuxième nuit, on ajoute une lampe à sa gauche, qu'on allume la première. Chaque nuit, on ajoute une lampe à gauche de la précédente, que l'on allume en premier, puis on allume les autres, toujours dans le même sens, de gauche à droite. De cette façon, chaque nuit successive, on aura récité la bénédiction sur la lampe ajoutée. Cette lampe-là rappelle le miracle car, chaque nuit, de l'huile supplémentaire était ajoutée à la cruche. Il n’est pas inutile de préciser que le nombre de lampes allumées n'a rien à voir avec le nombre de membres de la famille.


À la maison, on aura veillé à placer la hanoukia à l’intérieur, non loin de la porte d’entrée et en face de la mezouza. Ainsi, le tsadik que je suis, passant entre la mezouza à droite et la hanoukia à gauche « écrit » en entrant dans la maison le mot צ מ ח tsema’h (acronyme de tsadik mezouza ‘hanoukia) qui est l’un des noms du Messie. La Tradition cachée insiste sur le fait que la hanoukia doit être placée assez bas, à environ un mètre du sol, pour que celui qui officie se penche pour allumer ; l’homme doit « descendre » pour élever la flamme – alors qu'au Temple le Cohen devait monter trois marches. Si on le souhaite, la hanoukia peut être déplacée après une première demi-heure, même allumée, près de la fenêtre ou à l’extérieur.


On allume les bougies à la tombée de la nuit, בין השמשות bein ha chmachot « entre les services », quand le jour n’est pas encore fini et la nuit pas tout à fait tombée – une heure douce, presque mélancolique. On allume d’abord le chamach, le ner qui a cette fonction et celle d’éclairer ; avec lui on allume les nerot de la hanoukia proprement dit. Ensuite on prononce la bénédiction. Les cabalistes insistent sur l’importance de l’heure d’allumage de la hanoukia : entre la שקיע chki’a, le coucher du soleil et une demi-heure après la nuit. Il ne faut pas allumer avant le coucher du soleil. Le mieux est d’allumer les nerot de Hanouka à la chki’a. Si l’on n'a pas allumé les lampes au moment voulu, il est encore possible de le faire au cours de la nuit. Cependant, passé minuit, on procédera à l’allumage mais sans réciter de bénédiction.


À Hanouka nous allumons trente-six chandelles exactement. Il est dit de la lumière de Hanouka qu’elle est de même nature que celle de la Création : Or ha Ganouz, « la lumière cachée » qui régnait sur le monde lors des 36 premières heures de la Création, la Lumière céleste qui a été « mise en gueniza » pour les tsadikim dans le Monde futur. Pendant cette première demi-heure, on peut jouir, dit-on, de la Lumière du Commencement. Alors il est bon de rester près des flammes pendant une trentaine de minutes pour en profiter sans rien faire, pour méditer. « Celui qui s’assoit une demi-heure en face de la hanoukia, observe les lumières et le bien qui l’entoure méritera la tranquillité d’esprit toute l’année ». Ces précisions sont rapportées par la Cabale. Ce sont des segoulot, des secrets pour attirer la bénédiction sur la maisonnée”.


Illustration : Yoram Raanan


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