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Guérir par la pensée, la parole et l'acte

En entrant mes notes de lecture (ici Meam Loez, Lévitique 11 p.7), je viens de saisir pourquoi la psychanalyse et la psychothérapie inventées en occident sont si limitées dans leur capacité de guérison et, dans un même registre mais une tout autre dimension, pourquoi l'emprisonnement physique soigne si mal ou si peu ceux qui ont commis délits et crimes. Je réalise une fois encore combien le judaïsme (pour ne pas dire notre Créateur) a si bien pensé et conçu la réparation des faiblesses humaines. Le sacrifice d'un animal sur l'autel au Temple permet d'en saisir le processus dans toute sa puissance. Il faut que soient engagés, ensemble, la pensée, la parole et l'acte de celui qui a faibli.


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En prison, le fauteur de troubles est privé de sa capacité d'agir (c'est le but même de l'enfermement physique) et d'expression. Il ne lui est alloué que du temps pour se confronter à ses pensées, en espérant qu'il réalise là son introspection et fasse le tri entre mauvaises et bonnes pensées. La prison ne soigne personne, car la pensée seule ne permet pas le processus de guérison.


Ailleurs, dans l'échange verbal entre le patient et son thérapeute, seule la parole est engagée. Toutes les pensées ne sont pas extirpées - elles restent enkystées, comme une sombre gangrène, dans les replis de l'être, et les rêves, la verbalisation au corps médical, les pleurs, les cris, et même la mise en mots adressés au journal intime, ne suffiront pas à les pulvériser et à les épandre au vent salvateur et purifiant du monde resté vivant vivant.



Et quand bien même, quand tous les mots seraient épuisés et auraient asséché le cours des larmes et drainé les fumeuses pensées, l'homme reste sur sa faim d'agir. Il faut faire quelque chose ! C'est là que l'ethnopsychiatrie avait touché un point essentiel : l'homme est un être symbolique ; il réclame à corps et à cris des actes tangibles pour faire écho à ses pensées enfouies, pour établir son état d'homme : l'action.


Le Meam Loez explique que, non seulement l'animal qui prend la place de l'homme en sacrifice pour l'expiation de ses fautes (et oui, dans le judaïsme, la dépression est considérée comme une faute morale) l'animal doit subir les quatre formes de peine de mort (la lapidation, la strangulation, par l'épée et par le feu) ; et l'homme doit repasser par les trois stades qui l'ont amené à la faute et en remonter la chaîne à l'envers : l'acte, la parole et la pensée.


"Il doit accomplir un acte : appuyer les mains sur la tête de l'animal. Il récite ensuite la confession (vidouy) devant Dieu en énonçant sa faute. Ceci correspond à la parole impliquée dans son péché. Enfin, les organes internes et les reins de l'animal sont brûlés sur l'autel car ils sont le siège de la pensée et du sentiment. Cette étape correspond à la pensée de commettre sa faute".


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