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Faire remonter l'inconscient à la surface

(suite) " Que faire aujourd’hui, alors que tout cela a disparu mais que la maladie persiste, comme nous l’affirment les commentateurs contemporains ?... La Hassidout nous fait de très bonnes propositions. Elle aborde cette question sur plusieurs plans. D’abord, elle rappelle que cette maladie, la tsara’at, n’affectait pas n’importe quel Juif. Elle touchait les âmes très élevées, les tsadikim, dont l’exemple le plus connu est Myriam, la sœur de Moshé et Aaron. Les tsadikim en ont, par définition, fini avec les plaisirs terrestres ; ils sont devenus un « char divin » : un véhicule pour la seule volonté de D.ieu. Leur ego a normalement été anéanti. Mais certains d’entre eux ont encore un dernier travail d’élévation à réaliser, et ils doivent passer par l’épreuve de cette « lèpre » pour y parvenir. Ils peuvent encore s’améliorer, sur un plan dont ils ignorent même l’existence, et qui vit dans leur inconscient, à leur insu. Ce tsadik qui doit encore s’élever spirituellement d’un degré est pourtant accoutumé à la lutte contre les plaisirs. Il les a identifiés et vaincus depuis longtemps. Il ne les craint plus. Mais il n’a pas repéré certains désirs tapis au fond de son inconscient… ".

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« La maladie va alors se manifester, par le biais d’une affection « lépreuse » sur la peau. La peau, ce n’est pas un organe anodin. C’est le point de contact entre l’intérieur et l’extérieur et pour le tsadik, son seul point d’attache avec la réalité, dans son corps. Signalons ici que nous sommes concernés par cette information car, pour la Hassidout, nous sommes tous des tsadikim, puisque nous avons tous le potentiel de le devenir ! Tout ceci nous concerne donc également. Alors la maladie va se manifester là, sur la peau, dans la superficialité de l’être. Si l’examen clinique conclut que le mal est plus profond et qu’il plonge bien au-delà de l’épiderme, cela signifie que l’impureté nécessite un traitement plus profond également…


Cette maladie a pour fonction de « faire remonter à la surface » (de la peau) un problème inconscient, et de le transformer en le faisant apparaître à la conscience de la personne qui doit se purifier. Cette personne atteinte ne peut y parvenir seule. Il lui faut la maladie, et il lui faut le regard et la parole du Cohen pour conscientiser le phénomène. On dit que le נֶגַע צָרָעַת le néga tsara’at, cette plaie lépreuse, doit être transmuté en עונג, oneg, en plaisir.


Désirs cachés qui doivent apparaître à la surface, être transformés en plaisirs identifiés cette fois-ci, puis contrôlés par la volonté. Le tsadik doit passer par toutes ces étapes pour parvenir à un nouveau stade de développement spirituel. En effet, un homme qui a l’habitude de se protéger de ses propres pulsions peut les étouffer jusqu’à en ignorer même l’existence. Elles sont donc d’autant plus dangereuses. L’inconscient est dangereux ! Le travail de l’homme est d’affronter les forces cachées de son âme, sa réalité profonde, ses désirs, les regarder en face et les combattre ou les sublimer.


Cette maladie est une épreuve. Comme toutes les épreuves, nous dit la Hassidout, elle se présente à nous pour nous faire découvrir et comprendre quelque chose. La Torah a encore une très belle métaphore pour nous exposer ce principe qu’un trésor se dissimule derrière une épreuve de l’adversité, c’est la métaphore de la « lèpre des maisons ».


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