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C'est quoi, une bénédiction ?

👑📚🦁🌴🌈 C'est notre héritage 🌈🌴🦁 📚👑


Pur don gratuit, qui traverse celui qui l'énonce, sans l'engager, mais qui ne tient qu'à son effort, son amour, sa clairvoyance, sa volonté d'aider... Qu'est-ce que c'est une "bénédiction" ? D'où vient-elle ? Où est-elle avant que d'être prononcée ? Et où demeure-t-elle ensuite ?... Voilà une question que je me suis longtemps posée. Il y a plus de quinze ans de cela aujourd'hui, j'ai contracté un mariage qui n'a duré que quelques semaines. J'avais pourtant reçu de merveilleuses bra'hot, de nombreuses bénédictions authentiques, profondes, si bienveillantes, de personnes très estimables... Où donc s'étaient-elles envolées, me demandai-je, quand je me retrouvai, quelques jours après la cérémonie, à terre, sonnée comme si j'étais brutalement tombée du manège avec ma belle robe blanche ?... de nouveau seule, soudain sans travail, sans plus d'argent et infiniment triste ?...

Voilà ce que je comprends aujourd'hui, grâce au Meam Loez qui compile de nombreuses sources du Talmud, du Zohar, du Midrach, etc. : les bénédictions se méritent. Lorsqu'on en reçoit, elles sont comme un trésor, une monnaie d'échange contre actions, comme une armée, des forces pour nous protéger, des paroles protectrices comme une armure le ferait.


Elles ne "servent" pas toujours tout de suite ; mais elles ne se perdent jamais. Elles peuvent être actives de nombreuses années après qu'elles nous aient été faites, et le mérite de nos pères et de nos mères peuvent nous accompagner dans les épreuves, comme nos patriarches nous ont protégés collectivement au long de ces siècles d'exil dont nous sortons actuellement B''H.


Ces bénédictions - je le sais maintenant - m'ont "servie" de nombreuses années plus tard. Et je découvre, que nous pouvons - les grands tsadikim tout au moins - choisir d'en "utiliser" une, plutôt qu'une autre, qu'ils conservent en réserve pour les temps difficiles. Extrait :


Meam Loez Genèse 3a - Vayichla'h 1 p.31 32:32


(…) Jacob a été béni quatre fois (Zohar, Toledoth 146a) :

1) Isaac l'a béni lorsqu'il lui apporta un met de choix (27:28-29). Ce fut une très grande bénédiction.

2) Isaac lui accorda une autre bénédiction quand il partit pour Padan Aram (28:3-4).

3) D-ieu l'a béni après son départ de Padan Aram (35:9)

4) L'ange le bénit après avoir lutté contre lui.


Quand Jacob passa en revue ces bénédictions, il se dit : "Quelle bénédiction va m'être utile maintenant ?". Après mûre réflexion, il décida de se servir de la plus faible d'entre elles, celle donnée par Isaac avant son départ de Padan Aram. Malgré sa grande valeur, cette bénédiction était moins précieuse que les premières.


Jacob dit : "A présent, je vais utiliser cette bénédiction. Les autres, je les conserverai pour mes descendants. Quand les nations viendront combattre ma postérité, celle-ci aura besoin de ces bénédictions plus que moi".


Un roi avait de nombreux guerriers. Un jour, on lui apprit qu'un bandit de grand chemin dévalisait les voyageurs de son royaume. Il envoya deux soldats pour le tuer. Son peuple s'étonna : "Pourquoi notre roi n'envoie-t-il pas une troupe nombreuse pour capturer ce voleur ?".

Le roi répondit : "Pour un bandit comme lui, deux guerriers suffisent, je dois conserver mon armée intacte pour une guerre plus sérieuse".


Le raisonnement de Jacob était identique. "La seconde bénédiction de mon père, qui est la moins importante, suffit pour la situation actuelle. Il est préférable que je réserve les autres pour mes enfants. Quand le monde les attaquera, ces bénédictions seront leur bouclier" (Zohar).


Meam Loez Genèse 3a - Vayichla'h 1 p.40 33:12-14


"Ésaü dit : "Partons, et marchons ensemble. Je veux voyager à tes côtés et goûter ta part dans le Monde à venir. En retour, tu seras mon partenaire en ce monde".

Jacob répondit : "Pourquoi t'attarder à cause moi ? Va selon tes pas et profite du monde".


(…) Jacob ne voulait pas tirer profit des bénédictions qu'Isaac lui avait accordées. Les justes se contentent de peu en ce monde, et laissent leurs bénédictions à leurs descendants lorsqu'ils en ont besoin. C'est pourquoi Jacob dit : "Que mon seigneur veuille passer devant son serviteur. Pour l'heure, tu peux être le seigneur et moi le serviteur".


- Ne crains-tu pas toutes mes troupes, et tous les rois et empereurs que j'aurai à chaque génération ? "demanda Esaü. "Tous te persécuteront.


- Je conduirai mon camp lentement, suivant le rythme du labeur qui sera devant moi" répliqua Jacob. "Ma patience sera immense et je supporterai le joug de l'exil. Je parlerai avec douceur à mes persécuteurs et j'avancerai lentement, ainsi ils ne me voudront point de mal. Je garderai un profil bas jusqu'à ce que l'orage se calme. Alors je survivrai".


Et pour finir, voici une très belle bénédiction. C'est celle de Raphaël Yitz'hak Yerouchalmi, ami et auteur de la préface du commentaire sur Chemot de Rabbi Yaacov Couli, auteur du Meam Loez, décédé avant la publication de ce tome :


"Il était méritant et rendit le peuple méritant. Il possède le mérite de tous ceux qu'il ramena au bien. Il forma des étudiants. Tous sont ses disciples, tous sont proches de lui et tous sont tenus de déchirer leurs vêtements. (...)

Aujourd'hui seulement suis-je sorti de mes limites pour informer le monde de la puissance de l'auteur, mon ami le plus cher, dont la sagesse n'est pas connue dans le monde. Il les connaissait mais, eux ne le connaissaient pas, en raison de sa grande humilité et de sa piété.

Ainsi ai-je prononcé une bénédiction, la bénédiction d'un homme simple. L'âme du maître est à présent liée au faisceau de la vie, se réjouissant des plus grands délices. Sa progéniture héritera du pays et puissent-elles être comme lui, ce qui sera une petite consolation".

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