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Bénir… le Temps !

“Aussi étrange que cela puisse paraître, le judaïsme permet d’apposer une bénédiction sur le temps lui-même. « Mekoudach ! Mekoudach ! Sanctifié ! Sanctifié ! » annonçait vivement le Tribunal terrestre, le Sanhedrin, au Tribunal céleste pour sanctifier le nouveau mois de Tichri. La Tradition ajoute que D.ieu attendait que les anges Lui relaient cette annonce que ce jour était Roch ha Chana pour commencer à juger le monde. Les calculs astronomiques et l’interrogation des témoins sont des mitsvot qui incombaient au Beth Din en Terre sainte, des commandements essentiels qui permettaient au peuple de connaître le début des fêtes de Nissan et de Tichri. C’était l’homme – avec ses calculs et ses observations ici-bas – qui avait le pouvoir de décréter la nouvelle lune, pas le Tribunal céleste.


Cette capacité qui est conférée au Juif découle directement de sa connaissance de la nature du temps : une création divine aux propriétés singulières. Ainsi, pour toute chose neuve (un vêtement, une maison, etc.) – un bienfait du Divin qu’il nous est donné d’acquérir, nous prononçons de bonne paroles, la bénédiction chéhé’hiyanou – quelques mots de gratitude envers le Créateur, Le remerciant de nous avoir « fait vivre, fait exister et fait arriver jusqu’à ce temps-ci » lé zman ha zé.


Le Juif est aussi la seule créature à qui il est donné de sanctifier le temps, c’est-à-dire de pouvoir marquer la séparation entre le profane et le sacré, d'entrer dans ce temps sacré, en l’occurence Chabbat, le septième jour de la semaine et les fêtes, puis d’en ressortir” (…).


Une Année avec la Cabale. Secrets de l'Âme, du Temps et des Fêtes juives, 487 pages, en vente sur Amazon



Illustration : Lison de Caunes - Marqueterie de paille

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